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Noël d’aujourd’hui, symboles chrétiens et profanes

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Pays de culture et de tradition chrétiennes, la France conjugue aujourd’hui les traditions religieuses autour de Noël avec des coutumes apparues pour la plupart au XIXe siècle : pas de Noël sans Père Noël, sans décoration de la maison et du sapin, sans échange de cadeaux… et pour beaucoup, sans crèche ni messe de minuit.
  1. L’héritage religieux de Noël
  2. Père Noël, sapin, cadeaux… sans lesquels Noël ne serait pas Noël

L’héritage religieux de Noël

Catholique par tradition familiale ou par conviction, le foyer Français moyen ne déroge pas aux traditions religieuses : la grotte où naquit le Christ, véritable culte, prend place dans les foyers sous la forme d’une crèche peuplée de figurines représentant Marie, Joseph, le b½uf et l’âne, l’enfant Jésus et une multitude de bergers et d’animaux, sans oublier les Rois Mages.

L’art des personnages de la crèche ou santons, s’est développé en Provence, où les santonniers d’aujourd’hui perpétuent la tradition du façonnage manuel. Ils s’inspirent de tous les corps de métier pour créer leurs figurines : poissonniers, boulangers, pêcheurs, bergers …

Sous Louis XIV, émergent de nouvelles traditions, notamment en Provence : les Pastorales. Des drames naïfs et romances populaires, chantés devant les crèches des églises puis dans les lieux publics. Puis la crèche débarque dans les foyers.

Dans les temps anciens, la veillée de Noël n’avait de sens que dans l’attente de la messe de minuit, la plus joyeuse de l’année liturgique. On apportait à l’église des offrandes, pains, fruits des récoltes, gâteaux, et même des agneaux vivants, portés à l’autel, tradition toujours vivante en Provence et appelée « pastrage ».

La messe de minuit d’aujourd’hui s’est simplifiée, et son heure a été avancée pour permettre aux fidèles de profiter de leur soirée de réveillon…

Père Noël, sapin, cadeaux… sans lesquels Noël ne serait pas Noël

Personnage mythique par excellence, le bonhomme barbu qui descend dans la cheminée pour récompenser les enfants sages est inspiré du Suisse Saint-Nicolas de Flüe, un ermite qui au XVe siècle contribua à la paix dans des régions menacées par la guerre civile. Les émigrants l’emportent dans leurs bagages vers l’Amérique, qui fera naître sa légende dans le milieu du XXe siècle, date à laquelle il retraversera l’Atlantique.

A ses côtés, Saint-Nicolas, évêque de Myre, qui aurait ressuscité 3 enfants égorgés et mis au saloir par un boucher, est le pourvoyeur de cadeaux des régions et pays de l’Est. Il fait son office le 6 décembre, accompagné par d’autres personnages de la légende alsacienne : le Christkindel et le méchant Hans Trapp, qui a inspiré le Père Fouettard.

Roi de Noël, le sapin a pris sa place dans la fête depuis quatre siècles. Lorsque les Romains célébraient leurs « Saturnales », fêtes du solstice d’hiver en l’honneur de Saturne, ils décoraient déjà leurs maisons de feuillages, de houx et de lierre. Le sapin, fruit de deux symboles religieux du Moyen Age, la lumière de Noël et l’arbre du paradis, symbole de vie et de prospérité, est entré dans les maisons d’Alsace au XVe siècle. Après la guerre de 1870, la tradition se répand dans toute la France. On le décore de pommes de pin, de pommes fruits, de branchettes de houx, de noix…

Naturel ou artificiel, avec ou sans racines, rares sont les maisons sans sapin à Noël. Ils investissent même tous les lieux publics, grands magasins, grandes artères, et même les halls d’immeuble et espaces de réception des entreprises ! La tendance est au sapin Nordmann, qui garde longtemps ses aiguilles.

Si le Père Noël gâte les enfants, les adultes se gâtent aussi entre eux. Phénomène de mode, le cadeau varie peu selon les revenus, même en temps de crise : si les Français comparent attentivement les prix avec l’aide d’Internet, leurs intentions d’achat sont en hausse de 20 % en 2010.